Article de Monique Durussel

Le lieu et le questionnement

Yannick Bonvin Rey montre des convergences. Pentures sur toile ou bois, paysages aux frontières de l’abstraction en larges aplats colorés. L’artiste s’intéresse « à l’intersection entre un lieu et son impact sur l’homme. En quoi un lieu peut-il influencer les hommes qui y vivent, quel sentiment collectif émerge à travers un lieu ou une région ? » se demande l’artiste qui souligne que le lieu peut être un espace de questionnement entre le visible et l’invisible. Qu’il peut imprégner l’homme, l’habiter.

Yannick Bonvin Rey procède à une approche globale : choix des pigments, leur traitement et le travail de la matière qu’elle griffe, trace et explore méditativement. Ses convergences tendent vers un même point par les vecteurs que sont la ligne, le point et le trait. L’artiste se laisse guider par l’œuvre.  Et les convergences lui inspiré des textures vibrantes comme du magma volcanique. Née à Sion, Yannick Bonvin Rey s’installe à Genève dans les années nonante. Elle suit durant plusieurs années l’enseignement de Fabrice Glasbrenner puis intègre un collectif d’artistes avant de s’installer en 2008 dans  son propre  atelier dans la campagne genevoise.

Monique Durussel/ La Liberté / 18 février 2016